Pomélo

Chaque semaine, le meilleur de la food

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Par Pomélo
14 déc. · 10 mn à lire
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Les 33 infos et inspi' à découvrir cette semaine

On parle de contrat télé à 100 millions, de de 140 bûches, du guide Pur Beurre, du retour du camembert, de Californie, de McDo qui va ouvrir des non McDos...

FUN DINING / Benjamin Patou, le fondateur de Moma Group, mastodonte de la restauration de Paris à Saint-Tropez, dans les colonnes de M Le Monde : “Il y a une grande compétition entre restaurateurs mais nos vrais concurrents, ce sont le PSG, Marvel, Netflix et le théâtre. Il n’y a que sept jours dans une semaine et le client doit arbitrer. S’il opte pour le restaurant, le spectacle doit être à la hauteur”.

CONTRAT EN OR / Guy Fieri est un inconnu en France mais une super-star aux Etats-Unis. Ce chef possède ses propres émissions à la télé, sur la chaîne Food Network, et le Washington Post (qui cite le magazine Variety) indique que l’intéressé aux cheveux dorés, a signé un contrat télé de 3 ans pour la coquette somme de… 100 millions de dollars. A titre comparatif, Gordon Ramsay toucherait autour de 20 millions de dollars par an pour ses émissions sur la Fox.

140 BÛCHES PLUS TARD / Il ne s’arrête jamais et encore moins avec les bûches de fin d’année : le marathonien du sucré Gilbert Pytel a goûté plus de 140 créations et en retient 15 pour le site du Monde. On peut lire entre les lignes pour trouver les pépites de ces coups de coeur notamment la bûche à la vanille givrée (une sorte de vanille maturée, au goût très intense) à la “texture légère comme un nuage” et “l’alliance mûre et framboise d’une subtilité rare” de la cheffe pâtissière Florence Lesage (restaurant 2 étoiles Michelin Fleur de Loire à Blois), comptez 68 euros pour 8. Autre grand coup de coeur : la bûche noisette-sarrasin (75 euros pour 6-8 personnes), du chef pâtissier Jean-Julien Freydt disponible à Paris, à la Halle aux Grains, le restaurant de la famille Bras. “Sous le velours de la coque chocolat au lait se succède une alternance de textures : sarrasin soufflé façon pop-corn, praliné sarrasin craquant, mousse noisette moelleuse, biscuit très aéré et crémeux onctueux avec une pointe de fleur de sel pour relever l’ensemble”, écrit Pytel. Les Parisiens pourront goûter deux autres bûches adorées par l’intéressé : une traditionnelle bûche roulée revisitée pour y apporter de la légèreté sans perdre en gourmandise. On parle de la bûche vanille-amande et noix de pécan, dite Equinoxe, “une réalisation particulièrement réconfortante” signée Pascal Caffet qui compte une dizaine de boutiques en France (42,90 euros pour 6-8 personnes). Pytel salue également le gâteau-couronne de Claire Heitzler, fée de la scène sucrée parisienne, “*qui réussit ***l’exploit de proposer une bûche qui pousse à l’extrême les saveurs douces et onctueuses de la noisette du Piémont, entre mousse, biscuit et croustillant. Le cœur de noisette semi-coulant incorpore une touche diablement gourmande tout en apportant très peu de sucrosité. Une véritable explosion d’émotions en bouche”. Comptez 68 euros pour 6-8 personnes.

LE DONUTS US EST ARRIVÉ / Libé a couvert l’ouverture de Krispy Kreme début décembre, tout comme le bureau parisien du New York Times, c’est dire le symbole de cette arrivée du géant américain des donuts fondé en 1937. Symbole encore plus fort qui dit la place du fast food aujourd’hui en France : l’enseigne remplace le Champeaux, brasserie longtemps signée Alain Ducasse. 500 points de vente Krispy Kreme (déjà 13 000 abonnés sur la page Insta FR, 2 millions sur la page américaine) sont attendus dans les cinq ans dans l’Hexagone, avec 80 boutiques et 420 corners notamment dans des supermarchés. A l’entrée, protégée par une vitre, on peut assister en direct à la cuisson et au glaçage au sirop de sucre (la boutique ambitionne d’écouler 45 000 donuts par jour), note Libé qui écrit que le beignet a une texture “plutôt légère, pas bourrative pour un sou”. La production a lieu, elle, à Créteil (Val-de-Marne). Il faut compter 2,50 euros l’unité (1,65 euro pièce pour l’achat d’une boîte de douze). On devrait assister à un carton vu le prix et sachant que les donuts sont bons chez nous… quand ils sont chers (Momzi, Boneshaker & cie). Pour les palais français, Krispy Kreme a dé-sucré certains glaçages et propose une version avec du pain d’épices pour rappeler les biscuits au spéculoos servis dans le cafés. A noter que la France est le 39ème pays dans le monde où s’implante Krispy Kreme.

CO2 DE NOËL / Sur les émissions de gaz à effet de serre liées aux fêtes de fin d’année, la partie food représente 15%, derrière les cadeaux (57%), les déplacements (25%) et devant les décos (2%) et les déchets (1%). Des calculs du Monde avec des chiffres de l’Agence de la transition écologique (Ademe). On apprend ainsi que les viandes représentent le premier poste de consommation en quantité, devant les desserts, l’alcool et les produits de la mer. “Mais de manière inattendue, ce sont les desserts qui constituent la plus importante source de gaz à effet de serre. En effet, le chocolat et le beurre ont un bilan carbone du même ordre de grandeur que le foie gras, et deux à trois fois plus élevé que la volaille ou le gibier (l’agneau restant l’aliment le plus émetteur de CO2)”. Quant à l’alcool, il représente en quantité un quart de la consommation des fêtes mais seulement 6% des émissions.

WILLY WONKA / Le héros du roman de Roald Dahl Charlie et la Chocolaterie (plus de 20 millions de livres vendus à travers le monde) a droit à son préquel - comédie musicale, Wonka, depuis hier au cinéma avec la jeune star Timothée Chalamet (nommé aux Golden Globes pour son rôle, lui qui a bossé trois mois avant le tournage pour danser et chanter tous les jours). Pour voir la bande-annonce, c’est par là. Via Allociné, on apprend que près de 2 000 bonbons, barres, et macarons au lait de girafe ont été construites de toutes pièces pour les besoins du film. Comme tout bon film, il y a déjà des polémiques, comme celle avec Hugh Grand qui joue un Oompa Loompa (il a été réduit numériquement à 30 centimètres de haut) , des voix s’élevant car son rôle n’a pas été confié à un acteur de petite taille, ce qui était le cas jusqu’ici pour dans les adaptations de l’ouvrage. A noter que les éditions Gallimard viennent de publier un livre cette fois-ci adapté du scénario du film. Netflix prépare de son côté une série inspirée de l’univers de Charlie et la Chocolaterie.

ILLUSTRATION / La couverture d’On va déguster Paris (2022, Marabout), livre pour lequel j’ai écrit, n’est pas ma préférée de la série : la bonne nouvelle en revanche, c’est que la couverture anglo-saxonne a beaucoup plus de gueule selon moi. Pas vu le crédit illustration mais je suis sûr à 100% que le dessin est signé Mathieu de Muizon, bonhomme que j’adore, installé à Marseille, avec qui je travaille régulièrement.

ÇA BOUGE À PARIS / Big up à Joris Bedeau, aka Les Tasters sur Insta, qui chronique de nouvelles adresses parisiennes : il y a ce coffee-shop phillipin, cette pâtisserie boutique ouverte par un ex-chef pâtissier d’un resto 2 étoiles Michelin, cette boulangerie qui croise la France et le Moyen-Orient ou encore le resto étoilé Alliance qui propose une offre de pains et viennoiseries à emporter en réservant à l’avance. Ah, j’oubliais cette sandwicherie à la DA marrante.

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