Pomélo

Chaque semaine, le meilleur de la food

image_author_Pomélo _
Par Pomélo
4 déc. · 7 mn à lire
Partager cet article :

Les 30 infos et inspi' à découvrir cette semaine

On parle de mortadelle devenue hype, des obsessions food 2024, d'une pavlova parisienne à tomber, d'une appli star, d'une nouvelle boulangerie avec un nom canon...

POLITIQUE / Le chef 3 étoiles Pierre Gagnaire figurera sur la liste de défense de la ruralité conduite aux élections européennes de juin prochain par le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen. Gagnaire sera en position non éligible sur cette liste et a posé comme condition à sa participation qu’aucun représentant de parti politique n’y prenne part. Il explique au Point : “Je suis apolitique, mais je veux défendre la qualité et les traditions d’un territoire qui nous a construits, la France. Leur ruralité, ce n’est pas le passéisme, ce n’est pas une France figée. Bien sûr qu’il ne faut pas ignorer le temps présent et les enjeux climatiques, mais cette culture est importante. Il ne faut pas tout foutre en l’air”.

CADEAU / Dans la famille bougies "bouffe", je demande... le poulet frit (4 petites pièces pour 32 dollars). Une idée de Laila Gohar, artiste culinaire qui est devenue la nouvelle coqueluche des médias et des cool people.

ÎLE-DE-FRANCE / La plus belle plume gastronomique de France, aka Emmanuel Rubin (Le Figaro) a adoré son repas au Café César situé à Clichy (Hauts-de-Seine), une table bistronomique qui sert “quelques recettes futées pour lesquelles on ne serait pas loin de traverser Paname”. Il y a notamment un carpaccio “nettement moins lisse qu’aux tristes habitudes, disque gourmand de joue de bœuf tendre, tiédie, étoffé de garniture mimosa et d’une cinglante ravigote”, un “relief de piperade, saucisse txistorra et riz croustillant dans l’élan d’un poulpe grillé”, un “beurre (vraiment) battu au saté nappant le muscle de saint-jacques” ou encore une “suprême nourrissant une volaille dans son automne de topinambours, châtaignes et purée”. Bref, le bonhomme est plus que conquis.

ÇA PULLULE / C’est le nouveau métier à la mode : agent(e) de chefs. J’aime bien la DA de cette nouvelle agence, Side, fondée par Alice Allegue, ex-juriste qui a travaillé en cuisine dans des restos parisiens branchés (Datsha Underground, Robert, Early June, We are Ona, Cheval d'Or).

LIVRAISON / Dans Paris Match, plein de chiffres sont apportés sur un plateau à propos du boom de la livraison de repas en France : on parle d’un Français sur quatre et de 78% des moins de 25 ans qui commanderaient au moins une fois par mois ! Et 56% des Français ne pourraient plus s’en passer. Le marché génère 7 milliards d’euros de ventes aujourd’hui contre 3,3 milliards en 2018 selon la société Food Service Vision qui livre (sans mauvais jeu de mots) ces données. Et ce marché est trusté plus que jamais par une poignée de boîtes : en 2019, la livraison de repas via les plateformes telles que Deliveroo et Uber Eats représentait une commande sur deux (le reste étant des commandes via le téléphone ou les sites des restos). On est aujourd’hui sur 70% via les plateformes notamment Uber Eats, le leader (20 millions de téléchargements pour l’appli dans le pays), présent dans 350 agglomérations françaises et qui accueillent 45 000 restaurants et commerçants partenaires. En 2023, la livraison à domicile représente ainsi… 26% du chiffre d’affaires de la restauration.

LE QG DU HOUMOUS / Du houmous avec des calamars frits en panure de farine de pois chiche, le tout servi avec du zhoug (pistou de coriandre et piments verts) et du houmous, c’est l’intitulé d’un plat du (récent) restaurant parisien Pois Chic et aussi le coup de coeur du journaliste gastronomique du Monde Léo Pajon. La chose se monnaie 20 euros et les autres assiettes de houmous sont méga-alléchantes surtout qu’il est 18h16 à l’heure où j’écris ces lignes.

TROMPE-L'ŒIL / Je découvre une artiste australienne qui a grandi à New York : Imogen Kwok. Le Financial Times met son travail de trompe-l’oeil à l’honneur, elle qui a imaginé des choses à grignoter pour le champagne Ruinart au sein de l’hôtel Rosewood à Londres (des raisins secs recouvert de yaourt et décorés avec de la peinture argentée puis scellés à l'intérieur de coquilles de cacahuètes vides, ce qui ressemble à ça). La dame a du style, je vous invite à suivre son Insta. Le papier du FT parle également d’une pâtissière suivie par plus de 2 millions de personnes qui partage chaque semaine des gâteaux plus que réalistes mettant souvent des marques à l’honneur.

...